05/04/08

LE FLUX DE TRAVAIL D’UN PHOTOGRAPHE 1/2

½ CLASSER ET ARCHIVER SES PHOTOS
½ LES LOGICIELS APERTURE ET LIGHTROOM


Dans cette séries d’articles je vais aborder un sujet qui me passionne : le flux de travail. Autrement dit la sauvegarde et le classement de nos précieuses archives. Ce sujet n’est pas nouveau et les photographes ont toujours été confrontés à ce problème épineux, classez et retrouver leurs photos. Mais me direz vous, est ce bien utile au jour du numérique ou il suffit de lancer un outil de recherche pour afficher toutes les images enregistrées sur le disque dur et ainsi les visionner puis de copier ou ouvrir celles recherchées!
Outre le fait que c’est lent, cela posera un problème lors de l’archivage sur un autre disque dur stocké à un endroit différent du poste de travail, ou sur CD/DVD. Par ailleurs les critères de recherche seront réduits au nom du fichier et à son aspect. Cela deviendra presque impossible si vous recherchez une image parmi des dizaines de milliers…
Alors que faire ?
Dans un premier temps je vais aborder l’élaboration d’une méthode de classement ainsi que sa sauvegarde et de sa mise en œuvre. Je précise que tout ce qui sera dit par la suite n’est en aucun cas une méthode « miracle » à appliquer tout de go, pour vous permettre une saine gestion de vos archives. Lisez ces lignes et inspirez vous en, pour adapter une méthode de travail à votre cas, qui est toujours, par définition, différent des autres.
Dans un second temps, j’aborderai le légendage des images. Les grands photographes ont tous archivés leurs images en les légendant à l’aide de critères que l’on nommera « Catégories » et « Mots clés ». Ainsi Robert Doisneau ou Willy Ronis ont associés des catégories et des mots clés à leurs illustrent photographies. Dans le cas de Willy Ronis il a par exemple créé une catégories « Paris » puis une sous catégories « Ménilmontant » qui peut contenir à nouveau une autre sous catégories « Enfant » par exemple, le tout pour se terminer par un ou plusieurs mots clés, par exemple : Pain, culotte courte, rue, etc… Vous aurez reconnu la photo célèbre de Willy Ronis.



Vous l’avez compris la légende de l’image doit être la plus descriptive possible, mais pas trop ! La notion de catégories doit être considéré comme une boîte de rangement de mots clés ou d’autres catégories, ces derniers seront le cœur du système de recherche dans le logiciel de gestion d’images, que j’aborderai plus tard. La recherche sur un mot devra retourner, sans faillir, soit une catégorie soit un mot clé.
L’autre élément capital est de savoir ou se trouve votre image dans le CD/DVD, disque dur ou tout autre moyen de stockage. C’est pourquoi il est impératif de mettre en place un système d’identification cohérent.
Maintenant que les bases de notre flux de travail sont posées, passons à l’examen minutieux de chaque élément.

1) L’identification :
Ce qui contiendra l’image doit être identifié clairement. Par exemple, un disque dur qui archivera les images se verra nommé 2008-01 pour indiquer la date et le numéro du disque, en effet un seul disque peut ne pas être suffisant pour contenir toutes vos images d’un année. Au contraire si c’est trop pour contenir une année donnez lui un numéro, 0001HD par exemple, ainsi la date ne sera pas obsolète si l’archivage s’écoule sur plusieurs années.
Sur ce disque je créé un dossier maître : 080421Etretat indiquant que les images ont été prises à Etretat le 21 avril 2008, ou indiquez le nom de votre client à la place de la ville, l’important est que ce nom devienne une catégorie de votre système de recherche.
Créez dans le dossier, 080421Etretat d’autres dossiers intitulés Raw, Jpg, Tiff, Psd, Web, etc, pour y déposer les fichiers concernés, les raw dans le dossier raw. les dossiers : Jpg, Tiff, Psd, Web serviront à accueillir vos copies de travail en fonction de leurs types de fichiers. C’est ce que je fais personnellement. Si vous travaillez en Jpg (ce que je déconseille) créez et copiez vos images dans un dossier Jpg_Master.
Si vous stockez vos archives sur DVD, le dossier maître ne devra pas dépasser 4,2 G° pour être gravé par la suite.
Une fois cette arborescence mise en place, je copie mes images sur le disque dur, SANS PASSER PAR UN CATALOGUEUR pour l'importation, dans le dossier adéquat, cela donne par exemple :Le disque dur 2008-01 contient un dossier maître : 080421Etretat qui contient lui même d’autres dossiers dont un, nommé Raw qui va contenir mes images en Raw.
Pour être totalement précis mon architecture diffère légèrement car je créé en plus un autre dossier JOBS, ou PERSO, au 1er niveau du disque dur.
Enfin et même si ce n’est pas obligatoire, Il est judicieux de renommer vos fichiers avec un numéro unique. La méthode la plus simple est la suivante : comme préfixe la date de la prise de vue et comme suffixe le numéro donné par le boîtier numérique. Cela donne 20080421-8962.dng, en faisant cela l’image est déjà renseignée par sa date, ce qui double l’information de création du fichier vu par le système. Il existe des moyens pour automatiser le renommage de vos images.
Enfin, pour finir ce chapitre, créez par avance votre dossier maître contenant tous les dossiers, ainsi vous n’aurez plus qu’a le copier sur le disque à chaque déchargement de carte et à renommer un dossier, le dossier maître : 080421Etretat, dans cet exemple.

Bien évidemment vous devrez copier vos images, par journée de travail à chaque fois selon ce système, ou un système adapté à votre flux de travail. Si cela vous semble fastidieux, réfléchissez à ceci. En organisant vos archives de la sorte vos images seront déjà classées par DVD ou disque dur, par photos personnelles ou jobs (si vous êtes pro), par date et par lieu ou catégorie choisie ! C’est déjà pas mal. Il m’est arrivé de retrouver des images dont les mots clés étaient mal orthographiés, facilement grâce à ce système.

2) Les catégories, les mots clés et le champ Source :
Tous les logiciels de gestion d’images lisent et écrivent les champs,Iptc, dont les mots clés et le champ source. C’est sur ces deux champs de saisies que je m’appuie car ils sont universels. Le système Mac lit de manière native ces champs sans qu’il soit utile de passer par un cataloguer, à condition que le format soit Jpg, Dng, tif, ou tout autre format pourvu que ce ne soit pas du Raw.
La dénomination « Catégorie » que j’emploie tout au long de cet article n’est pas le champ Catégorie de la norme iptc, mais plus simplement un mot clé hiérarchique. J’y reviendrai dans l’étude des logiciels Aperture etLightroom.

Posez vos contraintes sur papier et déduisez en une logique de travail, pour la construction de votre architecture de mots clés. En effet si vous êtes photographe animalier ce n’est pas la même chose qu’un photographe portraitiste… Dans le cas d’un photographe animalier il sera important de créer des catégories d’espèces animales ou de lieu, mer forêt etc, on peut aussi imaginer des sous catégories. Les mots clés eux seront plus descriptifs.
Prenons mon exemple je suis auteur photographe et je réalise un sujet sur les musées et notamment le Louvre, mes catégories seront Musees, Paris, Louvre et les mots clés seront Visiteur, Peinture, Sculpture.
Vous voyez où je veux en venir… (Le mot clé musées ne comporte pas d’accent, car ceux ci sont souvent une source d’ennuis, dans les logiciels lisant les champs Iptc. Par principe évitez tous les caractères accentués).

Le champ Source sera renseigné par le nom du dossier maître, ici, 080421Etretat. Celui ci indique la date, donc pas la peine de chercher dans le disque dur de l’année 1999, dans cet exemple c’est 2008 ! Et oui le temps passe très vite.

Une fois votre arborescence de Catégories et mots clés finalisés, passons à l’étude des logiciels de gestion d’images.

Suite au prochain épisode.
Etant très occupé par mon travail, en ce moment,  la suite de ce sujet est un peu retardé.

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